Fashion Week Homme de Paris : Dior Men, la danse comme une évidence
Voici tout ce qu'il ne fallait pas louper de la collection automne-hiver 2024 chez Dior Homme par Kim Jones.
Kim Jones, directeur de création de Dior Men, nous a ces dernières saisons habitué à experimenter de grandes évidences. Ses collections sont fluides, légères, intelligentes. Elles s’assimilent immédiatement. Mais celle-ci ! Comment ne pas y avoir penser plus tôt ! Le ballet classique. Ses danseurs. Ses postures. Ses gestes. Ses silhouettes. Ses détails. Jusqu’à l’infinitésimal hairband en satin encadrant ces visages d’aujourd’hui, androgynes à souhait. Y avait-il meilleur exemple que celui-ci pour illustrer ce que le créateur anglais sait faire de mieux : évoluer en équilibre constant sur le fil si ténu de la masculinité, avec tout ce qu’elle peut, doit, comporter de féminin, d’élégance et de raffinement. Et pourtant si viril. Le tout sur la "suite numéro 2" de Prokofiev, une pure merveille.
Pour la petite histoire, cette collection lui a été inspirée par son oncle britannique défunt, Colin Jones, qui d’abord danseur au Royal Ballet devint photographe dans les années 60. Une double casquette qui l’amena en 1966 à documenter pour le magazine Time-Life une journée dans la vie de Rudolf Nureyev, immense danseur classique de sa génération, d’où il ressortit une profonde amitié entre les deux protagonistes. Ce défilé lui ait dédié.