Leçons de vies, le dur trait de Jérôme Zonder
Olivier Theyskens ajoute une corde à son arc. Cinq ans après avoir quitté son poste à la tête de la direction artistique chez Theory, le créateur belge, qui tient toujours en parallèle sa marque éponyme, rejoint une nouvelle maison : Azzaro. Passé maître dans l’art de magnifier le noir, sa couleur fétiche, Olivier Theyskens prend dès à présent en charge les collections couture de la maison, ses lignes prêt-à-porter et accessoires femme et homme.
"L’héritage laissé par Loris Azzaro est considérable et très inspirant. Je suis impatient, heureux et honoré de pouvoir apporter ma vision à cette Maison mythique et iconoclaste pour qui la liberté et l’hédonisme restent des valeurs fondatrices toujours aussi actuelles. Je souhaite inscrire mes collections dans cet univers atypique tout en insufflant ma propre sensibilité", a commenté Olivier Theyskens. Dès juillet prochain, à l’occasion de la présentation de sa première collection pour la maison pendant la semaine de la haute couture, il apportera aux ateliers de la rue du Faubourg Saint-Honoré sa vision moderne et sa sensibilité à la silhouette Azzaro.
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Pour vous, que désigne le terme “révolution” aujourd’hui ?
C’est Saint-Just qui la définit le mieux, en 1794 : “Ceux qui font des révolutions ressemblent au premier navigateur, instruit par son audace.” Cette formule est incroyable, car elle dit bien l’idée de se lancer dans l’inconnu. C’est aussi ce qui fait peur dans la révolution, je serais plutôt pour une forme de désobéissance civile. Les personnages qui m’inspirent dans cette lignée vont de Socrate à Gandhi. L’idée de transformer les choses de l’intérieur par la résistance et la pédagogie, par la transmission et l’exemple.
Que pensez-vous des combats qui animent les femmes en ce moment ?
La première étape a été utile, mais le combat n’est pas assez politique, pas assez porté par une réflexion de fond. Pour le moment, c’est la blessure qui s’exprime − c’est important bien sûr −, mais il faut que ça donne lieu à une vraie transformation sociale, et il ne suffira plus de dire “Me Too”. Il faudra qu’un espace de pensée soit créé et rassemble des philosophes, des femmes et des hommes politiques, des sociologues… Et se donner du temps, sortir de la seule réaction.
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Bora Bora, en Polynésie française :