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Botox Party : on vous explique tout sur le phénomène qui s’intensifie

Arrivée depuis les States, la tendance semble s’accroître en France. On fait le point avec le Docteur Alexandre Koutsomanis, chirurgien esthétique sur Paris.

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On connaissait la Bachelerotte Party, cet EVJF poussé à son paroxysme pour vivre sa dernière soirée de célibataire comme dans un film américain, et voilà qu’un nouveau phénomène Made in USA fait déjà son apparition. Si la pratique de la Botox Party est existante depuis quelques années, le sujet restait encore tabou. Aujourd’hui, la tendance prend de l’ampleur alors que la parole autour de la médecine et chirurgie esthétiques se démystifie. On vous explique tout.

C'est quoi ?

Le nom est assez explicite : il s’agit tout simplement de "soirées injections" où le but est de s’amuser entre amies, autour de cocktails et DJ set, le tout saupoudré d’une activité peu commune — celle des injections de botox.

Ça se passe comment ?

Souvent réalisée en catimini, la soirée se passe au domicile des organisateurs (ou, plus fréquemment, des organisatrices). Un médecin esthétique arrive avec son matériel et vient réaliser à la chaîne la procédure.

Y a-t-il des risques ?

Dès lors que les injections se font hors cabinet, les règles d’hygiène ne sont pas strictement respectées — pouvant entraîner des complications. Selon le Docteur Alexandre Koutsomanis "c’est un sujet épineux. Il n’y a rien de professionnel à arriver avec des mallettes de produits et venir faire ses injections dans un salon, entre deux activités mondaines. Il faut aussi penser à l’après. Si tout se passe bien, tout le monde est content et revendique le phénomène. Mais dans le cas inverse, on n’a pas le même son de cloche. Les patientes sont insatisfaites tandis que le praticien peut encourir des peines !"

Les Botox Parties sont-elles légales ?

À cette question, le Dr Koutsomanis répond que non. Il ne revendique en aucun cas la pratique, qui n’est pas réalisée dans les règles de l’art. Un sourire en coin, il confie qu’il nomme Botox Parties les cas où ses patientes viennent en masse pour effectuer des injections à son cabinet. "Il m’arrive d’avoir une ribambelle de copines qui arrivent, parfois une dizaine, qui me bloquent une heure entière pour toutes faire des injections à la suite. Mais attention, tout cela reste très professionnel ! Dans ce cas, elles viennent au cabinet, je les accueille, on discute, puis elles signent des accords et consentements. Rien n’est caché ou interdit dans ce cas de figure. Tout est réalisé selon les règles hygiéniques en mesure, avec sérieux, usant de produits qui ne sont pas douteux. Il y a un cadre. Comme elles viennent par groupes entiers, on s’amuse à penser que c’est leur moyen de faire leur propre Botox Party. Mais, dans ce cas précis, il ne s’agit pas du phénomène qu’on peut connaître aux États-Unis, qui — lui — n’a rien de professionnel ou correct"

Quelles sont les tendances botox les plus  demandées ?

Les mentalités évoluant, la clientèle se veut de plus en plus jeune. C’est ce que remarque le Dr Koutsomanis à son cabinet. "Je fais face à beaucoup de cas de prévention de vieillissement, surtout au niveau du front. Les rides du lion frontales sont le demande la plus élevée, par des femmes d’environ 30/35 ans… Parfois même plus tôt ! En cure préventive, d’autres corrigent l’apparition des premières pattes d’oie aux coins externes des yeux. Un autre phénomène grandissant est celui de l’effet ‘Foxy Eyes’, qui consiste à légèrement relever la queue du sourcil pour ouvrir le regard."

Combien de temps dure le botox ?

En général, les effets du botox seront visibles sur 6 mois. "Il faut dédiaboliser cette intervention éphémère, qui ne comporte pas vraiment de risque — à la limite un petit bleu qui disparaîtra 48 à 72 heures après l’injection — , désormais devenue très fréquente. Il n’y a aucune contre indication à ce jour pour ceux et celles qui cherchent à sauter le pas, à l’exception évidente des femmes enceintes, de celles qui allaitent ou des personnes presentant une allergie à l’excipient — ce qui est très rare", conclut le Dr Koutsomanis.

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