Hommes

Le meilleur de la Milan Fashion Week version homme

Londres, c'est fini. Faites place à Milan et ses hordes de mâles dopés à la testostérone et aux chemises outrageusement déboutonnées. Même si cette saison, c'est une silhouette ultra sorte et subtile que mettent en avant la plupart des designers transalpins qui comptent. Zoom sur les 4 favoris de l'Officiel Hommes.
Gucci

Un étrange parfum capiteux souffle sur le podium Gucci, où le melting-pot des cultures - de l'Antique au pop années 60 - éblouit par sa sublime complexité. Inspiré d'Horace, sa capacité à réveiller la mémoire des morts par l'écrit, la quête spirituelle de la liberté et la beauté du cosmopolite, Alessandro Michele dévoile un collection masculine on ne peut plus sensée, qui à chaque pièce suggère un souvenir, une envie, le plus souvent taillé de manière sartoriale. Car nous sommes à Milan. 

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Bally

Après le départ du directeur artistique maison, Pablo Coppola, au début 2017, la maison Bally aurait pu faire l'impasse sur une suite aussi qualitative que désirable sans émincence grise à sa tête. Et heureusement, ça n'est absolument pas le cas. Axé sur une vibe rétro et nostalgique, le nouvel ADN Bally est délicat mais incroyablement affirmé, à la limite de l'androgynie et du sportswear made in 1990, le tout ponctué de détails tailormade du plus bel effet. Un adolescent en pleine passation de pouvoir pour entrer dans l'âge adulte. Et ultra-stylé, de surcroît. 

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Jil Sander

Première collection pour le duo Luke et Lucie Meier, qui puise son inspiration dans l'apologie du minimalisme propre à la fondatrice de la maison. Un jeu de volumes parfaits, des matières tantôt fluides, tantôt plus structurées, qui tissent la toile d'une silhouette radicale mais très, très efficace. Pur, un brin nomade, l'homme Jil Sander ne quitte pas ses sandales aux allures bédouines, et son costume large non plus (qu'il soit blanc ou noir, on parle ici d'un nouvel uniforme). Un retour aux sources des plus cohérents. 

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Bottega Veneta

Bienvenue dans l'Arcade Game du cuir intrecciato, revu et corrigé par Tomas Maier himself. Pour l'été prochain, c'est sous le soleil de Palm Springs que Bottega Veneta pose ses valises, et orchestre un road-trip aux allures de western qui se termine sur Rodeo Drive. Les détails années 50, monnaie courante dans la Cité des Anges, se parent de couleurs pastel, un mix entre Mad Men et une décontraction très seventies, tandis que les accessoires s'octroient la belle part, invoquant chacun leur potentiel de hit pour retenir l'attention. Complète, éclectique, subtile mais pas coincée, il semblerait que Tomas Maier ait trouvé l'équation du succès. 

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