Iman & David Bowie étaient-ils le plus beau couple du rock ?
Texte par François Blet
Tea Party
Tout le monde le pense à la fin des années 80, mais c’est Yves Saint Laurent qui le dit : “Iman est la femme de mes rêves.” Alors, si l’irréel supermodel somalien a mis le monde à genoux, pourquoi pas l’alien Bowie ? Elle n’a de toute façon pas beaucoup d’efforts à faire ; il suffit d’un dîner et d’un ami commun en guise d’entremetteur pour faire céder le Thin White Duke. Immédiatement transi d’amour, le grand David lui propose même d’aller prendre un thé alors qu’il n’en avale jamais une goutte. L’effet de la foudre sur les neurones, sans doute.
Un beau oui pour Bowie
Bowie ou pas, quand il s’agit de convaincre sa bonne amie d’aller jusqu’à l’autel, les petites attentions sont encore les meilleures. David se met donc au boulot. Seul souci : quand il se pointe à l’aéroport de Los Angeles par surprise pour accueillir Iman avec un bouquet de fleurs, un demi-million de personnes le suit appareil photo en main (nous sommes en 1992). Alors, quitte à faire dans l’exceptionnel, il ira chercher à Florence une bague qu’Iman avait remarquée, et, frustré de ne plus la trouver, traquera son propriétaire dans toute l’Italie pour la lui racheter. Réaction d’Iman ? “C’était mignon, j’ai dit oui.”
L’amour en privé
Au pays des couples de lumière, l’histoire d’Iman et Bowie eut deux particularités : elle fut longue et discrète. Hormis quelques couvertures de tabloïds contractuelles et un seul shooting commun pour Vogue avec Bruce Weber en 1995, le duo a ainsi passé la majeure partie de ses vingt-quatre années de love story à l’abri des flashs et des micros. Sauf, bien sûr, quand l’ex-Ziggy chantait à propos de son mariage : “Heaven is smiling down/ don’t I feel like a saint alive.” Si seulement, David, si seulement.