Monténégro : chic, naturel et branché
Symbole de l’évolution touristique du Monténégro, au cœur des Bouches de Kotor, le One&Only Portonovi a su apporter l’expérience et le savoir-faire d’un resort de luxe. Un lieu et une destination préservée à découvrir d’urgence.
Le Riva glisse entre les Bouches de Kotor, ria de la côte occidentale du Monténégro qui s’offre à la mer Adriatique. Le panorama est remarquable, eau translucide, montagnes abruptes et criques cachées où affleure la brume matinale. Le site est classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO et l’on comprend pourquoi. Le canot d’acajou verni, chromes et sellerie de cuir, aborde le ponton du One&Only Portonovi, un superbe resortconçu et dessiné par Jean-Michel Gathy, l’architecte que le monde du luxe s’arrache. La lumière de la côte est époustouflante, au travers des baies vitrées omniprésentes de l’hôtel. Elle illumine de vastes chambres aux salles de bains, tout aussi vastes, des coins de lecture aménagés, comme si l’on était chez soi, dans une propriété patriarcale, face à la mer. La décoration est aussi fastueuse que sobre, lustres remarquables, pans de bois doux qui accueillent écrans tactiles muraux et tout ce que la high tech peut offrir d’un confort ultime. Giorgio Locatelli, chef étoilé en son restaurant londonien, est le maître des agapes culinaires au travers de deux « beach club » japonisant et méditerranéen, d’une jolie brasserie aux couleurs locales et de Sabia, le restaurant gastronomique dont le cadre n’a rien à envier à la qualité de l’assiette. Le spa est hors normes : 4000 m2, créé par l’un des pères du mouvement wellness, Henry Chenot. Ici, la « détox totale » est garantie. L’ancien village où s’est niché le One&Only s’est mis sur son 31 pour accueillir l’hôtel de luxe. Appartements de haut standing, un port où séjournent yachts de luxe et une jolie plage cohabitent au milieu de boutiques en vogue, restaurants en veux-tu en voilà, bars branchés et lieux de spectacles.
Se perdre au Monténégro
D’une dimension deux fois inférieure à la Bretagne, le Monténégro file de rivages en montagnes, de forêts peuplées d’ours et de loups à des lacs refuges d’oiseaux endémiques, de villages anciens en cités historiques. Kotor, la ville fortifiée posée sur l’Adriatique se visite au fil de ses rues sinueuses. On se surprend à y chercher les traces de l’écrivain Pierre Loti s’émerveillant de ses couleurs. L’infime village de Perast, bout de Venise débarqué en ces terres, regorge de palais et d’églises. Puis ce sont les îles : Notre-Dame-du-Rocher où serait apparue une icône de la Vierge, Saint-Georges, où se trouve un monastère bénédictin protégé de cyprès, Herceg Novi enfin, à 30 kilomètres de là, une cité-jardin où se nichentune citadelle, une Tour de l’horloge et l’Ulica Njegoseva, remarquable rue pavée de marbre. Il est indispensable de se poser sur la promenade Setaliste Pet Danica, pour rendre une verre dans l’un des cafés alanguis sur l’Adriatique. Puis, de là, filer vers la péninsule de Lustica, y découvrir les plages isolées au hasard de champs d’oliviers, les villages de pêcheurs, les demeures colorées posées sur le bleu translucide de la mer. De plage en plage, le voyageur s’encanaillera ensuite à Budva où les nuits sont endiablées, dans une antique ville médiévale toute vénitienne, puis ira se réparer lors d’une balade à vélo autour du lac Skadar, d’une beauté à couper le souffle. Au Monténégro, tout semble encore à découvrir et l'hôtellerie de luxe a décidé de s’installer, au cœur d’un pays où la nature a su, jusqu’ici, préserver ses droits.