Un prix pas comme les autres
En partenariat avec la fondation LUMA Arles et l’École Nationale Supérieure de la photographie d’Arles, ce concours poursuit sa mission d’incubateurs de talents artistiques de demain. Pour cette 5e édition, le jury était présidé par le photographe camerounais Samuel Fosso entouré de Maja Hoffmann (Fondation LUMA), Simon Baker (directeur de la maison européenne de la photographie), Jérôme Pulis (le directeur de la communication internationale Christian Dior Parfums), la photographe équatorienne EstefanÍa PeÑafel Loayza et l’artiste suisse Mya Rochat. Après délibération, 14 lauréats ont émergé à savoir Joseph Craven, Gael Del Rio, Rachel Fleminger Hudson, Emilio Azevedo, Yuka Iwahashi, Margaux Laurens-Neel, Fernanda Liberti, Ashley McLean, Sophie Meures, Thando Ngidi, Jesus Torio, Kaiyuk Wong, Sun Youngjoo et Lin Yuhan. Tous viennent d’écoles aussi prestigieuses que la Central Saint Martens à Londres ou la Tokyo University of the Art en passant par l’Academy of Fine Arts de Leipzig en Allemagne. Pas étonnant après cette pandémie mondiale que le travail de ces artistes fut riche en émotions avec des références historiques pour certains, totalement frictionnelles pour d’autres ou introspective, mais toutes sont empreintes d’espoir.
Un talent certain
Diplômée de la Saint Martins à Londres en 2022, la jeune artiste anglaise Rachel Fleminger Hudson, multiplie les disciplines. Réalisatrice, costumière et chercheuse, elle maîtrise aussi bien la photographie que la vidéo.
"En m'appuyant sur des recherches visuelles, matérielles et universitaires, je synthétise les moyens du costume, de l'image fixe et de l'image en mouvement pour étudier les gens et les lieux. Je cherche à comprendre l'enchevêtrement psychologique de nos vêtements. Le costume est un langage symbolique souvent négligé, qui est pour moi aussi significatif et révélateur que le dialogue ou la cinématographie. Je cherche à créer un travail où le processus de recherche conduit et définit les personnages et leurs espaces. Je m'appuie sur des sources de fiction et de non-fiction dans mon processus de recherche, en regardant des cinéastes des années 1970 tels que Ken Russell et John Cassavetes, ainsi que des documentaires contemporains et des photographies de rue ».
Grâce à ce processus de recherche, la photographe explore les identités à travers les costumes qu’elle met ensuite en scène et qu’elle capture dans l’un de ses deux objectifs. Par conséquent, les identités explorées sont à la fois réelles et fictives, car elles amalgament l'acteur, le personnage et les identités latentes dans le vêtement. Un travail fascinant !